Combien peut coûter une boisson aujourd'hui ?
Le prix reste l'un des facteurs les plus importants dans le choix des boissons (rafraîchissantes). Le Baromètre des boissons 2025 montre comment les Belges font face à la hausse des prix, quels sont les facteurs importants lors de l'achat et comment les achats transfrontaliers influencent les habitudes de consommation.
Le prix et le goût déterminent le choix
Les Belges basent principalement leur décision sur le prix (62 %) et le goût (58 %). D'autres critères jouent un rôle moins important :
- la marque (34 %)
- teneur en sucre ou en calories (29 %)
- disponibilité en magasin (21 %)
Ce top 5 confirme que les consommateurs font d’abord des choix guidés par leur budget, tant que le goût correspond à leurs préférences.
Combien le Belge moyen dépense-t-il en boissons rafraîchissantes ?
La majorité des Belges dépensent au maximum 50 euros par mois en boissons (rafraîchissantes) pour la consommation à domicile (56 %). Dans le secteur de la restauration et à emporter, cette proportion est encore plus élevée (66 %). Environ une personne sur six dépense jusqu'à 100 euros par mois, tant à domicile que dans la restauration. Les dépenses plus élevées sont plutôt exceptionnelles.
Les familles avec enfants dépensent en outre nettement plus en boissons (rafraîchissantes). 50 % d'entre elles y consacrent plus de 50 euros par mois, soit plus du double des ménages sans enfants.
La hausse des prix influence le comportement d'achat
Pour 63 % des Belges, la hausse des prix des boissons influence leur comportement d'achat. Les consommateurs sont notamment plus attentifs aux promotions (31 %) ou choisissent des alternatives moins chères (19 %). Les familles avec des enfants à charge sont encore plus sensibles au prix de l'eau et des boissons rafraîchissantes. Elles sont par exemple encore plus attentives aux promotions.
Les consommateurs attribuent principalement ces hausses de prix à l'inflation et aux nombreuses taxes et impôts sur les boissons gazeuses.
Pourquoi les consommateurs belges achètent-ils à l'étranger ?
La sensibilité au prix des consommateurs belges se manifeste également dans les achats transfrontaliers : 42 % des Belges achètent parfois des boissons (rafraîchissantes) à l'étranger, soit une augmentation par rapport à 2023 (↗︎ 3 %). Ce chiffre atteint même 54 % chez les moins de 34 ans. Les familles dont les enfants vivent encore à la maison sont également plus enclines à traverser la frontière pour acheter des boissons (rafraîchissantes). 3 % d'entre elles se rendent même à l'étranger chaque semaine à cette fin.
Une analyse des chiffres de YouGov, entre autres, fait ressortir trois autres tendances :
- Les eaux minérales restent un facteur important pour les achats transfrontaliers :
Comme aucune taxe sur les emballages n'est prélevée dans les pays voisins, les consommateurs continuent d'acheter de l'eau à l'étranger. Le volume des achats transfrontaliers est ainsi resté stable entre le deuxième trimestre 2024 et celui de 2025. Cela indique que ces achats constituent une habitude bien ancrée, qui peut également favoriser l'achat d'autres produits à l'étranger.
- Changement de destinations :
Alors que les Belges effectuaient auparavant leurs achats transfrontaliers principalement en France et aux Pays-Bas, les achats transfrontaliers se déplacent désormais vers l'Allemagne et le Luxembourg. En France et aux Pays-Bas, le nombre d'achats de boissons a diminué respectivement de 8,7 % et 11,5 %. En Allemagne et au Luxembourg, en revanche, les achats transfrontaliers de boissons rafraîchissantes, d'eaux et de jus ont augmenté de pas moins de 32,5 %. - Les augmentations de taxes peuvent jouer un rôle :
Les prix ont augmenté de 9,1 % en France et de 3,4 % aux Pays-Bas. Les récentes hausses des taxes dans ces deux pays peuvent expliquer en partie cette évolution.
Quelles sont les implications pour les décideurs publics ?
Les consommateurs se montrent très sensibles aux prix et se tournent vers les pays où les prix et les taxes sont les plus bas, comme l'Allemagne. Si les autorités souhaitent renforcer l’économie belge, une politique fiscale plus favorable, comme proposée dans l'accord de coalition fédéral, pourrait contribuer à maintenir les achats dans le pays.
L'impact de la taxe envisagée sur les déchets sauvages sera déterminant à cet égard. Comme celle-ci s'avère trois à quatre fois plus élevée que dans les pays voisins, il y aura à nouveau un risque de différence de prix significative, ce qui pourrait entraîner une augmentation des achats transfrontaliers.
Découvrez notre position sur les achats transfrontaliers
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La durabilité : un facteur de plus en plus important lors de l'achat
Outre le prix et le goût, il semble y avoir peu d’intérêt pour d'autres considérations. Pourtant, un critère apparaît de plus en plus souvent dans le processus de décision : la durabilité. De plus en plus de Belges regardent au-delà du prix et s'interrogent sur l'impact de leur choix de boisson sur l'environnement. Il reste toutefois du travail à faire : ce que les gens trouvent important ne se traduit clairement pas toujours immédiatement dans leur comportement...